body & healthy, vegetarisme

Je suis végétarienne !

Hey !

Je reviens aujourd’hui pour vous parler d’une chose qui me tient extrêmement à cœur ; le végétarisme !

Pour ceux qui ne le savent pas ( même si ça m’étonnais haha ), le végétarisme est un mode alimentaire qui consiste à refuser de manger toute forme de chair animale, donc viande, poisson, fruits de mer.

En fin 2018, ça fera 2 ans que je suis officiellement végétarienne. Je n’ai pas mangé de viande ou autre depuis 2016. Je vais vous expliquer comment ça s’est passé pour moi.

Alors déjà, je tiens à préciser que devenir végétarienne est une option qui m’a toujours trainée dans la tête, depuis des années. Il faut dire que déjà petite, j’ai toujours refusé de manger « certains types » d’animaux, le mouton, le canard, le lapin, le veau, l’agneau, cheval, biche… Ainsi que les viandes plus rares style crocodile, autruche, kangourou… Les seules viandes que j’acceptaient de manger, c’étaient les animaux que je disais de « catégorie ferme », donc cochon, bœuf, poulet et dinde. Je mangeais un peu de poisson ( poisson pané et cabillaud ), mais c’était plus une question de goût ( parce que je suis aussi quelqu’un de très difficile gustativement parlant ) que pour une question éthique. Mais voilà, tout ça pour dire que j’ai toujours eu une sensibilité à la cause animale, une morale par rapport à eux. Par exemple, j’avais pitié des crevettes quand je voyais les gens les décortiquer, ou des crabes quand il fallait leur couper les pinces… Pour moi, manger d’autres animaux que ceux que je considérais comme « bétail pour la nourriture », c’était littéralement impensable.

Je fais un petit disclaimer, parce que je sais que ça peut être un sujet sensible. Quand je dis « catégorie ferme », « bétail nourriture », sachez que ce n’est pas une vérité mais une réflexion que j’avais, un état d’esprit, que je simplifie par ces quelques mots, et qui émane de mon enfance. J’avais 16 ans quand je suis devenue végétarienne, et c’est normal que mes pensées d’avant aient été immatures, et certainement que certaines que j’ai encore le sont puisque je ne suis adulte que depuis quelques jours ^^ . Alors on respecte.

Je refusais également certaines catégories de viande, comme la langue, la cervelle, le boudin, les cuisses de poulet… Dès que ça me rappelais trop que ça provenait d’un animal, je n’en voulais pas.

Bref, revenons à nos moutons, si il est convenable de dire ça ici. Donc j’ai toujours été très sensible à la cause animale comme je le dis ( j’en reparlerai certainement dans d’autres articles parce que j’ai beaucoup de choses à dire là-dessus ) et l’idée de devenir végétarienne m’a déjà traversée l’esprit. Sauf que comme les 3/4 des gens de nos sociétés modernes, il était impossible d’après moi, d’envisager la vie sans les nuggets de mcdo, le poulet du dimanche, et le steak haché. Donc je n’ai jamais sauté le pas avant.

Mais est venu un jour, où déjà depuis quelques semaines, voire mois, je me préoccupais un peu plus de la qualité de la nourriture que j’ingérais pour des questions de santé, et où tout à changé pour moi. J’avais déjà arrêté ( sauf rares occasions ) de manger des choses comme des knakis, des nuggets et de la charcuterie. Et puis il y a eu cette fameuse expérience en SVT. Vous savez, celle par laquelle on passe tous un jour ou un autre. Alors en quatrième et en seconde, c’est dissection d’un cœur de porc, auxquelles j’avais catégoriquement refusé d’assister. De toute façon, dès que j’avais vu les bassines arriver, mes jambes s’étaient toutes ramollies et j’avais les larmes qui montaient aux yeux, donc autant vous dire que ce n’était même pas la peine d’essayer, et puis je n’en avais pas du tout envie. ( Petit spoiler : en terminale, c’est une cuisse de grenouille ) Mais en première, c’est un œil de poisson qu’on dissèque.

Alors voilà le jour venu, le prof vous dépose un œil, tout simplement, sur votre table et il ne vous reste plus qu’à le découper, l’ouvrir, retirer son cristallin et l’écrabouiller sur une lame. Glamour n’est-ce pas ? Moi j’ai failli faire des malaises plusieurs fois, pleurer aussi beaucoup, et pendant tout le temps que ça a duré, je n’ai pas cessé de me répéter que c’était terminé, j’allais devenir végétarienne. C’était fini, j’étais dégoutée, complètement. Parce que peut-être que les gens ne voyaient qu’un œil, mais moi je voyais un petit être qui me regardait en me demandant ma pitié, qui m’implorait. Et ça me faisais tellement mal de voir ma voisine lui faire subir tout ça…

Résultat, je suis rentrée chez moi avec cette nouvelle conviction que je ne mangerais plus de viande, et encore moins de poisson du coup. Et pour ainsi dire je n’en ai jamais remangé. Mes parents n’ont pas mal pris la nouvelle, ma mère a respecté mon choix, mon père a eu plus de mal à l’accepter et à s’y faire. En fait, je pense qu’ils croyaient que ce n’était qu’une passe, et que d’ici quelques mois, j’aurais changé d’avis. Sauf que bah non les gars mdrrrr, j’ai pas changé d’avis.

Par contre, vu qu’ils n’y ont pas prêté grande importance, nous n’avons pas pris la peine de chercher des aliments de substitutions, et ensuite j’ai été dans une phase de restriction alimentaire donc ce n’est pas moins qui aurait réclamé avoir de quoi remplacé ma viande. Je n’ai donc rien acheté style tofu, steak soja, légumineuses pour remplacer les protéines animales, ce qui est une grosse erreur ( j’en reparlerai aussi ).

Entre novembre 2016 et le 31 décembre de la même année, j’ai du remanger une ou deux fois du poulet, une seule fois un steak haché mais ça m’a vraiment déplu, et une fois des nuggets de chez mcdo quand on a pris la route pour aller voir une expo. La dernière fois que j’ai mangé de la viande était au mariage de mes tantes, un blanc de poulet fermier qui était délicieux, donc je garde un bon souvenir.

Mais même si c’était très bon, pour rien au monde je ne reviendrai en arrière. Honnêtement, c’est la meilleure chose que j’ai faite de ma vie. Je me sens libérée d’un poids, comme si depuis des années j’étais coupable, que je me refoulais. Je pense qu’au fond de moi, je devais être végétarienne. J’aime beaucoup trop les animaux pour accepter de les manger. Je refuse de continuer à participer à l’enrichissement de cette industrie qui maltraite les bêtes, qui ne les respecte pas. Je ne cherche à culpabiliser personne, je suis convaincue que dans la vie nous avons tous une cause qui est notre combat à nous. Pour certains, ce sera la lutte pour l’égalité des sexes, d’autres ce sera pour l’éducation des enfants, ou encore la préservation de l’environnement… Moi aussi toutes ses causes me tiennent à cœur, mais ma vraie raison, ma véritable motivation, elle va aux animaux.

C’était comme mon destin de le devenir. Je le sens au fond de moi, dans mon cœur. Et pour rien au monde je ne reviendrais en arrière, pas même pour ma santé.

Cela fait donc deux ans, ou presque, que je suis végétarienne, j’ai pu découvrir pleins de nouveaux aliments, j’ai réapprit à me nourrir. Vous savez, après ma maladie, eh bien ça a comme été un nouvel apprentissage de l’alimentation. Je suis tombée très bas, certes, mais du coup j’ai pu repartir du bon pied, sur de nouvelles bases. Certainement même que cela à aider à ma transition et que c’est pour cela que je l’ai trouvée facile.

Bien entendu, j’ai un milliard de choses à dire à ce sujet, mais je ne veux pas surcharger cet article, qui va rester centré sur mon histoire. Mais dès que possible, je vous ferai pleins d’autres posts concernant le végétarisme, les bienfaits, les conséquences, mes convictions, les marques sympas… Pleins de sujets qui me passionnent et que je rêve de pouvoir transmettre.

On se retrouve bientôt !

Bizous !!

 

( source image : https://pngtree.com/freepng/girls-back_2799197.html )