body & healthy, maladie

L’aménorrhée

Salut !

Voici un autre article à propos d’une nouveau symptôme pouvant être lié au TCA : l’aménorrhée.

I- Qu’est ce que c’est ?

L’aménorrhée est l’absence des règles, des menstruations. Il en existe deux types :

  • l’aménorrhée primaire, qui concerne les adolescentes et jeunes filles qui n’ont pas encore eu leur puberté ( ou les femmes plus âgées ne les ayant jamais eu ).
  • l’aménorrhée secondaire, que l’on déclare après trois mois d’absence de règle. Elle concerne en général les femmes âgées lors de la ménopause ou les femmes enceintes, mais dans certains cas de maladie ou anomalies le cycle menstruel peut-être coupé ( lors de l’anorexie par exemple.

II- Comment peut-elle apparaitre ?

Plusieurs choses peuvent être à l’origine de l’aménorrhée.

Pour que cycle menstruel se fasse, il faut que chacun des éléments y participant soit en bonne santé et fonctionne correctement ( ovaire, utérus, hypothalamus et hypophyse, follicule, vagin ), ainsi que tous les éléments hormonaux circulent correctement et en assez grande quantité ( Gn-RH, FSH, LH, œstrogène et progestérone ). De plus, il faut que le corps soit stable sur un plan physique et psychique.

Il faut donc prendre en compte un grand nombre de choses pour déterminer la cause du trouble : l’âge, les antécédents médicaux et chirurgicaux, la taille et le poids ( l’IMC ), la bonne forme des organes sexuels, contrôle hormonale ( prise de sang )…

Aménorrhée primaire :

  • La femme souffre d’un syndrome qui empêche le bon développement de l’appareil reproducteur : syndrome de Turner, de Rokitansky-Küster-Hauser, pseudohermaphrodisme masculin…

Aménorrhée secondaire :

  • grossesse et allaitement
  • ménopause
  • pratique sportive très intense qui provoque une fatigue corporelle
  • L’ablation des trompes, des ovaires, ou de l’utérus coupent immédiatement le cycle
  • Syndrome des ovaires polykystiques
  • Maladies endocriniennes
  • Troubles atteignant le système hypothalamo-hypophysaire
  • Grosse angoisse, gros stress
  • L’utilisation de certains médicaments, tels que les antidépresseurs ( à noter qu’une souffrance psychologique peut aussi engendrer une aménorrhée ).
  • Une perte de poids trop brutale, suite à une malnutrition, voire une dénutrition.
  • L’obésité, la toxicomanie, l’alcoolisme, sont des facteurs de risque
  • L’anorexie mentale

III- Quels sont les risques d’une aménorrhée prolongée ?

L’un des premiers risques concernent la fertilité. Pas de règles, pas de reproduction possible. Elle peut elle même traduire un problème, un disfonctionnement de l’appareil reproducteur, mais elle peut également provoquer un certain nombre de troubles à long terme.

Un autre risque de l’aménorrhée est l’ostéoporose. En cas de manque d’œstrogène, hormone aidant à préserver la densité osseuse, la densité osseuse peut subir des dommages et diminuer. A long terme, cela peut engendre des fractures, une instabilité des vertèbres, des douleurs osseuses, une lordose… Cela touche généralement les femmes sportives ( intensifs bien sur, puisqu’un peu de sport aide justement à lutter contre l’ostéoporose, le sport en excès lui, engendre des risques ), et chez les jeunes filles souffrant de troubles alimentaires, ou de malnutrition.

Elle peut également engendrer un vieillissement accélérée de la peau, des cheveux et des ongles.

IV- Comment la traiter ?

Pour pouvoir bien la traiter, il faut bien évidemment en comprendre la cause. Les identifier. Elles peuvent être plusieurs et donc nécessiter des soins complémentaires, un travail global. Il ne faut pas hésiter à consulter plusieurs professionnels de la santé pour une prise en charge complète, bénéfique et durable.

En règle général l’aménorrhée ne nécessite pas un traitement, médicamenteux ou autre. La simple éradication de la maladie ou du trouble bloquant le cycle menstruel, permet de remettre le tout en fonctionnement sans ajout de compléments. Retrouver un poids stable et santé, une alimentation saine, modérer sa pratique sportive et gérer son stress.

Cependant, le corps a parfois besoin d’une aide. Elle peut être fournie par une médication, des traitements hormonaux prescrits par un médecin spécialiste. C’est souvent le cas lors d’un disfonctionnement des ovaires, d’une ablation d’un des appareils reproducteurs ou d’une ménopause trop précoce ( a éviter si la femme a souffert d’un cancer en amont ).

Chez certaines jeunes filles qui guérissent de troubles alimentaires, on prescrit des comprimés dont les constituants copient le travail des hormones liées au cycle, ou une pilule, qui relance la production, ou qui complète la carence en hormones. Cependant, attention à ce genre de traitement car bien souvent ils ne sot qu’illusoires et les règles provoquées sont de « fausses règes », l’organisme n’est toujours pas remis en fonction correctement.

Il existe également des traitements non hormonaux, comme lors d’une sécrétion de prolactine trop élevée ou lorsque la femme ne désire pas allaiter ( après accouchement ).

Certains traitement homéopathiques ou phytothérapiques peuvent aider.

Si l’aménorrhée est provoquée par des malformations, une opération chirurgicale peut être envisagée.

Tous les symptômes ne sont pas traitables, surtout si l’aménorrhée est primaire (il est impossible de modifier un génotype par exemple ).

Il peut être aussi nécessaire de suivre une psychothérapie afin de rendre les traitements durables ou de tout simplement progresser vers la guérison ( si aucun traitement n’est nécessaire ). Dans bien des cas, l’aménorrhée est accompagnée de troubles psychologiques. Lorsque la personne souffre de TCA, le suivie doit être pluridisciplinaire avec nutritionniste et psychothérapeute ( on peut s’en sortir sans hein, mais c’est tout de même bien d’essayer de voir des professionnels dans un premier temps ), ou si elle souffre d’un traumatisme psychologique grave ( avoir subi un viol, des violences conjugales, accidents violents, pertes familiales… ). Trouver l’angoisse et le stress à l’origine des maux permet de plus facilement s’en débarrasser et donc, guérir.

A noté, qu’une aménorrhée peut être « chronique ». J’entends par là que, lorsque c’est un trouble psychologique qui joue un rôle dans le bon déroulement du cycle, dès qu’une source d’angoisse ou de stress apparait, l’aménorrhée peut revenir pendant un temps. Il est donc important de faire un travail sur ses émotions.

 

Voilà pour ce que j’avais à dire sur l’aménorrhée, j’espère que ça vous aura intéressée. Moi ça me tenait à cœur d’en parler comme pour la dysmorphophobie car ce sont des troubles qui sont très peu abordés et assez méconnu même. Je précise encore une fois que je ne suis pas médecin, que l’erreur est humaine ( donc j’ai pu me tromper ou mal résumer certains points ) et que si vous pensez en souffrir d’une quelconque manière, je vous invite à consulter votre médecin généraliste ou gynécologue.

Bizous !

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