body & healthy, maladie

La Dysmorphophobie

Salut !

Je reviens pour un article un peu particulier. Je vais traiter différents symptômes et maladies occasionnés par les troubles du comportement alimentaire. Aujourd’hui : La Dysmorphophobie.

I- Qu’est-ce que c’est ?

La dysmorphophobie est un trouble assez méconnu, parfois même les personnes concernées n’en ont pas conscience. Elle est assez proche des troubles obsessionnels et compulsifs qui consiste en la haine et le rejet, voire la honte et la culpabilité, d’une partie du corps par son propriétaire. Autrement dit, la personne est obsédée par quelque chose physique chez elle qu’elle déteste. Au fur et à mesure que le trouble perdure, c’est une haine du corps tout entier qui s’installe.

II- Quels sont les signes, les symptômes, les conséquences ?

Les personnes atteintes de ce trouble sont souvent préoccupée par leur apparence. Elles peuvent passer des heures dans leur salle de bain ou devant une glace à s’observer et identifier chacun de leur défaut. Toutes les parties de leur corps sont passez sous crible.

Très souvent, ces mêmes personnes vont tout faire pour cacher les parties de leur corps qui les gênes. Pantalon large, pull large, généralement noir, lunettes sur le visage, frange pour cacher le front… Coiffure et maquillage, artifices visant à « s’améliorer » .

Elles évitent les lieux publics, les endroits très peuplés en gros. Si à l’école, elles évitent les prises de paroles devant le tableau, s’assoient au fond de la classe pour passer inaperçue… Le potentiel jugement des autres devient une source d’angoisse, une peur incontrôlable.

Petit à petit, se regarder devient une souffrance. La vision que l’on a de soi change, elle est duper par sa propre pensée de soi. On se voit difforme, défiguré. Une image fausse de soi que l’on se renvoit. On n’est plus capable de se voir tel qu’on est mais tel que l’on se perçoit.

S’en suit une grande dépression. La haine de son corps devient une haine de soi-même. La personne va se dénigrer encore et encore, se rabaisser, parfois verbalement, parfois même physiquement ( scarification, arrachage de cheveux, s’appliquer des crèmes en trop grande quantité à s’en abîmer la peau… ).

Paradoxalement, la personne devient obséder par elle-même, bien que ce soit d’une manière négative, elle va passer son temps à penser à son corps et à son apparence. Cela peut devenir son seul sujet de préoccupation, elle va en oublier tout le reste et s’encrer dans un gouffre de pensées négatives et tomber dans la dépression, voire même avoir des pensées suicidaires, des envies de se détruire. Ou alors, elles se tournent très souvent vers la chirurgie esthétiques pour se modifier.

Elles vont s’isoler le plus possible, ou certaines personnes commenceront à les fuir à force de vivre leur négativité avec elle, à force de ne plus pouvoir les aider ou supporter le caractère changeant et l’obsession qu’elle a pour le même sujet. Parfois même parce qu’elles passent pour des personnes narcissiques et en recherchent d’attention. Un isolement social, et professionnel également.

III- Qu’elles en sont les causes ?

A l’adolescence, le corps change. Parfois trop vite, ou pas comme on aimerait. Chez les filles comme chez les garçons, les premiers caractères sexuels apparaissent, les carrures se développent, les tailles changent, des poils apparaissent, les boutons… Tous ces petits détails peuvent être à l’origine d’un mal-être. Pour beaucoup d’adolescents, cela créer des complexes sans pour autant que cela tourne à l’obsession, mais parfois il arrive que ces changement ne soit jamais accepter par la personne. Pour vous donner mon propre exemple, je n’ai jamais accepter ma poitrine, et même aujourd’hui, en en ayant beaucoup perdu, je la déteste encore et pense très souvent à me la faire retirer.

Après une grossesse, pour une femme. Le ventre ne redevient pas plat, les seins pendent ou sont dégarnis, les quelques kilos pris ne partent pas… Cela peut être aggravé par une dépression post-partum.

Après une perte de pois très rapide, ou une prise de poids très rapide. Ne pas avoir le temps de réaliser les changements du corps peut provoquer une forme de rejet de ce corps. On ne le reconnait pas, il n’est pas le nôtre. La peau qui pend parce qu’elle n’a pas eu le temps de se retendre ou les bourrelets qui apparaissent nous sont étrangers et on s’en rend malade.

Une maladie tel que l’anorexie ou la boulimie. C’est mon cas. Tomber dans ce genre de TCA, même si cela est dû à autre chose qu’un problème d’acceptation de soi, engendre petit à petit une haine de son apparence physique. Rester en « forme », avoir un corps « svelte et fin », toutes ces idées qui sont obscurcies et pousser à l’extrême par un esprit malade. On n’est jamais assez « maigre », jamais assez « parfait », on se dénigre de plus en plus pour ne pas être capable d’atteindre « ce corps » que l’on considère comme « le meilleur ».

IV- Comment s’en sortir ?

Je pense qu’il n’y a pas de miracle. Il faut faire un travail sur soi-même.

Déjà, comme pour le TCA, il faut s’en rendre compte et l’accepter, ce qui n’est pas le plus facile.

Ensuite il faut accepter de se faire aider. Bien souvent, une prise en charge thérapeutique peut être nécessaire, voire obligatoire pour certaines personnes. Il faut trouver la thérapie ou le médecin, le professionnel, qui saura vous aider le mieux, avec lequel vous êtes en confiance et en qui vous accepterez de vous dévoiler et de vous révéler. Il faut réussir à faire ressurgir la personne que vous êtes et que vous avez enfouie sous toutes votre détestation de vous.

Peut-être que prendre certains médicaments, tels que des antidépresseurs ( prescrits par un spécialistes évidemment ), peut aider mais personnellement je ne m’y fie pas trop. Cela peut créer une dépendance, ou alors une peur de ne plus les prendre, une rechute. Bref, pas mon truc.

Ensuite, il faut se ressourcer, prendre du temps pour soi, se pardonner. Renouer avec ses amis et sa famille est sans doute l’une des meilleures choses. Faire des activités que vous aimez, vous faire plaisir avec des cadeaux et des vêtements, faire des choses qui pour vous sont sources de joie.

Je sais que c’est dur mais on peut y arriver, c’est possible. Transformer la force que vous aviez pour vous faire du mal, en force pour vous relever. Je l’ai fait, vous le pouvez aussi. Courage !

Bizous !!

 

PS : Je le redis encore une fois, je ne suis pas médecin, pas professionnelle. Renseignez-vous auprès d’un médecin/aide social si jamais vous pensez être victime de cette maladie. Et si jamais j’ai erroné une information, désolée, j’ai essayé de résumé du mieux possible.

 

 

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